9ième semaine en mots
Créé par boisvenu le 21 juil 2009 | Dans :
CONCLUSION
Nous sommes revenus au Québec, je dirais plutôt en hiver, le 5 mars 2008. Ça fait maintenant près de deux mois. Le show à organiser au Granada de Sherbrooke pour l’AFPAD, le lancement de mon livre, l’activité de financement de Québec…je n’avais plus de temps pour terminer ce blogue sur le Costa Rica. C’est Renée, la copropriétaire de Diquis, qui m’a rappelé ma promesse de le faire. Merci Renée…
UN ADIEU AU DIQUIS ET AUX AMIS, RENÉE, PIERRE, BERNARD, J.F. TOUS LES AUTRES ET OUMA LA CHIENNE…
Nous quittons Diquis avec ce cher ami Diego qui nous ramène vers San Jose avec son 4X4. Nous avons planifié de passer les trois derniers jours de notre voyage au Costa Rica à San Jose afin de visiter ses parcs et volcans. Aussi surprenant que ce soit, c’est autour de la capitale qu’il y a le plus d’espaces naturels à visiter. Nous voulons donc en profiter sachant que le ‘pelletage’ nous attend pour bientôt.
Partir de Diquis, nous donne un pincement au cœur. Ici, ce fut seulement notre deuxième long séjour dans un pays du Sud. L’an dernier, quand nous avions quitté la République Dominicaine nous avions une certaine hâte de rejoindre les nôtres au Québec, même en hiver, à cause de ce malaise qui nous habitait tout le temps. Côtoyer la prostitution juvénile, la pauvreté, la saleté…vous donne mal à l’âme.
Ici, on se sent bien. Rien dans l’environnement social ou économique ne vous met mal à l’aise. Il y a bien l’immigration illégale qui engendre certains problèmes sociaux, comme l’augmentation de la criminalité, mais rien de comparable à ailleurs. Donc, nous quittons Diquis avec l’impression que notre séjour a été trop court et que si nous pouvions être déchargés de nos obligations qui nous attendent au Québec, nous resterions un autre mois, tant nous avons aimé ce coin du Costa Rica. Ce paradis comme dit Renée. Nous savons déjà que nous y reviendrons un jour, dans quelques années.
C’est donc avec beaucoup d’émotions que nous serrons dans nos bras Pierre et Renée, nos hôtes si sympathiques, aidant et disponibles, avec qui nous avons partagé une belle complicité depuis deux mois. Ils ont été plus que des hôtes : ils ont été nos amis ici au Costa Rica. MERCI À VOUS DEUX. On vous attend pour un souper bien québécois cet été au Québec, avec le café costaricain que nous rapportons au Québec….
On quitte aussi Bernard avec beaucoup de tristesse. On a partagé avec lui notre principal loisir, les oiseaux. Presque à tous les jours, depuis le début de janvier 2008, nous marchons partout dans ce décor tropical à la découverte de richesses uniques à observer, à voir, à admirer. Nous avons partagé aussi beaucoup de soirées avec lui autour de notre table. Diane goûtait mes plats et si c’était réussi,on invitait Bernard. Il apportait le vin, on fournissait le repas. Une belle complicité là aussi. Merci Bernard. On ira te voir dans ton chalet à Rawdon dans Lanaudière quand la neige sera fondue en juillet.
A SAN JOSE
Nous sommes reçus par la mère de Diego comme nous l’avions été à notre arrivée au Costa Rica. Nous sommes un peu moins stressés…un peu plus colorés et les discussions sont beaucoup moins formalisées. C’est détendu…comme si nous étions de la famille.
Notre séjour à San Jose nous permet de découvrir une région qui offre de magnifiques paysages à couper le souffle et des jardins très riches en espèces d’oiseaux et de fleurs. Notre guide, Diego, nous trimbale tout autour de la ville et nous fait découvrir de très belles routes. Une journée à marcher dans la ville nous fait découvrir ses restaurants. Si vous aimez manger chinois vous serez gâtés. Il y en a un pis un autre. Mais si vous aimez le poulet, le Costa Rica est dur à battre. On le fait rôtir sur place évidemment dans des fours avec des broches qui tournent comme ici mais le feu est nourrit avec du bois très odorant. Un vrai délice ce poulet. Comme pour les pizzerias. Il faut les fréquenter. Vous adorerez les pizzas costaricaines. La pâte et les ingrédients. Tout est bon.
Pour le transport. Vaut mieux prendre le taxi. Pas cher et il vous conduira en toute sécurité où vous voulez et à un tarif toujours très honnête.
San José a une température plus fraîche que sur la côte du Pacifique. Le soir venu, vous aurez besoin d’une petite laine. Trois ou quatre jours sont le minimum pour tout voir, même si les routes sont impeccables pour se balader dans cette partie du Costa Rica.
Mais une bonne chose a toujours une fin…et voilà que le voyage se termine ici, en cette soirée du 4 mars 2008, dans notre chambre chez Diego. Nous faisons nos valises et les bourrons les dix kilos de café que nous avons acheté à San Jose et ces dernières semaines à travers le pays. Nous en avons de toutes les régions cafetières du Costa Rica et du brun au noir corsé.
Un anecdote en terminant le récit de ce magnifique voyage:
Les valises sont faites. Nous sommes mardi le 4 mars au soir. Nous partons demain sur Air Canada pour Toronto en route vers Montréal. Merde, il y a une tempête de neige qui nous attend. Faudrait bien vérifier nos billets d’avion, n’est-ce pas !
Je les sors de la cache où ils sont depuis notre arrivée au Diquis. J’ouvre le billet, je vérifie le vol, la date et je ne vois qu’un chiffre et ce n’est pas un 5 mais un 3. Nous aurions dû prendre l’avion le lundi matin, 3 mars. %&* On a manqué notre avion.
Je me mets sur mon cellulaire. J’essaie de rejoindre Air Canada. Vous connaissez les boîtes vocales. J’en ai connu ce soir là… Heureusement après une heure de taponnage pour essayer de rejoindre un employé d’AIR CANADA, je tombe sur une dame à Montréal. Impeccable… Malheur, Air Canada ne peut nous offrir deux sièges avant 2 semaines. Tous les vols sont pleins.
AAAH…UNE ANGE CETTE DAME. Je suis bien près de la panique. J’adresse une prière à mes filles. Je dois absolument être à Montréal le 6 mars au matin pour finaliser la sortie de mon livre. Je suis au bout du fil. J’attends une réponse. Je sais que la dame d’Air Canada cherche et elle cherche fort, croyez-moi. Puis elle me revient après trente minutes de recherche intensive sans doute heureuse du résultat de sa chasse aux avions à travers toute l’Amérique du Nord. «J’ai trouvé, M. Boisvenu. Vous allez trouver la journée longue par contre, mais vous allez être à Montréal demain soir.» Ainsi, elle m’a trouvé un vol sur Continental de San Jose à Huston, puis Huston à Toronto, puis Toronta à Montréal. Départ le matin à 5h30 et arrivée à Montréal à 3h00 am. Je dis OUI..tout de suite.OUFFFFFFFFFFF….Je respire et elle ajoute : ce sera sans frais M. Boisvenu.Je l’aurais embrassé si elle avait été devant moi.
Je reviens à la chambre et annonce à Diane que c’est réglé. On part demain et non le 23 mars. Fiou! Diane aussi est aussi contente que moi. Elle me trouvait tout de même un peu anxieux encore. Qui ne le serait pas, dites-moi Bon, amenez moi un bon rhum pour que je relaxe.
LE RETOUR…
Huston, Huston, m’entendez-vous ? Je pense à cette phrase entendue dans un film populaire, Apollo 13 il me semble, quand nous atterrissons à l’aéroport de Huston et quel aéroport : 4 pistes d’atterrissage et 4 pistes de décollage. Un avion au 30 secondes. Quel spectacle…. Continental Air Line: impeccable.Un très bon service.
Nous aterrissons à Montréal vers 3h00 am. Nous avions déjà réservé une chambre d’hôtel avec mon ami Michel Ricard dans un Quality Inn de Dorval. J’étais tellement certain que nous revenions le 5 mars et non le 3, que j’avais réservé une chambre d’hôtel pour le 5! Alors pas de problème pour se loger cette nuit. En mettant les pieds dehors à Montréal on grelotte. Y fait froid en maudit. Aille Aille Aille, après deux mois en sandale, en t-shirt à 30oC quel choc !
Un bon rhum va rétablir la température de mon corps. Et voilà, la fin de notre merveilleux voyage avec ce dernier rhum qui a le goût du soleil du Costa Rica.
Merci Diquis, merci Pierre et Renée.
Pura Vida