1ière semaine en mots
Créé par boisvenu le 21 juil 2009 | Dans :
Ce texte a été écrit entre janvier et mars 2008. C’est le récit de notre second voyage au Costa Rica. J’espère que ces quelque 80 pages de textes vous permettront de découvrir cette perle de l’Amérique centrale qu’est le Costa Rica ainsi que le charme de ses habitants, la beauté de ses richesses naturelles et surtout l’amabilité de nos hôtes et amis, Renée et Pierre du Diquis.
Bonne lecture et bon voyage
Note : Un gros merci à Bernard, mon réviseur de texte. Malgré tout, des coquilles peuvent encore être présentes. Mille excuses aux férus de la langue française.
MERCREDI, le 9 janvier 2008
C’est dans l’avion qui nous conduit de Toronto à San Jose que j’entreprends l’écriture de ce journal de bord. Deux mois à vous raconter tout ou presque tout de notre voyage et à vous montrer en photos les beaux coins que nous allons visiter.
Oh la la… on s’est fait brasser sur le vol entre Montréal et Toronto… et puis, c’est comme si nous avions atterri sur les chapeaux de roue à Toronto. Et juste sur une roue ! Départ à 5 h 30 min de Montréal… donc levé très tôt, merci. Il faisait 10oC … on se disait que ce serait un voyage pépère… mais non. Dans quelques minutes, on atterrit à San Jose. Nous survolons le golf du Mexique. On a une heure de retard. Ça a brassé en partant de Toronto… d’ailleurs presque tout au long du voyage… puis pas de films. Le système vidéo est en panne. On sent déjà la chaleur du Sud envahir la cabine. Avec ma chemise en jeans…, je ne fais pas de saison… il est temps que je sorte mes sandales et mes shorts. Ça vous écœure-tu ? :—)
Ce soir, nous couchons à San Jose. Il faut encore quatre heures de route pour nous rendre à Ojochal, c’est trop. Nous serions crevés.
Notre chauffeur de taxi, Diego devrait nous attendre et nous offrir le gîte dans son B&B. On aura ainsi quelques heures pour visiter San Jose, la capitale. Tiens, les Belize… on commence la descente. Magnifique la mer. On se laisse. À ce soir.
JEUDI, le 10 janvier
Nous revenons de souper en ville. Il est 22h00.Comment vous résumer notre soirée ? Ah ! Il faut que je vous parle d’hier. Je vous avais écris que nous couchions à San Jose. (Prononcer San Hozé)… Pas d’accent aigu en espagnol. Pas de » J » non plus. À notre arrivée à l’aéroport, pas de Diego en vue. Vous me connaissez. Je sors mon téléphone cellulaire, je fouille pour trouver le numéro de téléphone du Diquis, car les proprios ont fait des arrangements pour qu’un ami vienne nous prendre à l’aéroport. Malheur, mon téléphone ne marche pas. Je cherche à gauche, pis à droite. Pas de Diego. (Prononcer Diégo parce qu’en espagnol il n’y a pas d’accent….Oui vous avez compris). Un gars vient vers moi. « Taxi señor » « No gracias, me amigo Diego es el taxi » « Mucho gracias » Attends pis attends encore. Un autre chauffeur de taxi… même rengaine. Pis un troisième, mais ce dernier me présente son cellulaire… « Telefone para amigo » « Mucho gracias » lui dis-je. Je ne trouve pas le numéro de Diego. Je téléphone donc au Diquis. C’est Pierre qui me répond. Surpris, il me donne le numéro de téléphone de Diego. Je le rejoins enfin. Il sera là dans deux minutes. Tout ça pour vous dire que les chauffeurs de taxi du Costa Rica sont super sympas.
Diego est un costaricain qui a vécu au Québec pendant 15 ans. Il y a fait toutes ses études et est retourné au Costa Rica depuis 5 ans. Il a mis sur pied sa propre entreprise et continue de représenter des entreprises du Québec dans son pays. Il gère une très belle place avec sa mère Leila. Tous les deux sont fort sympathiques et ma foi leur B&B est très bien et peu dispendieux. 30 $/nuit petit déjeuné compris. Je vous le conseille, surtout que Diego parle le québécois ! Petite soirée tranquille à San Jose, car à 6h00 on prend la route. On part pour Ojochal. (Prononcer oho tchal)
Quelle belle route ! Nous traversons les cordillères centrales hautes de 3 500 mètres. Quelles montagnes ! Il fait beau. Pas un nuage. C’est exceptionnel nous dit on. La route est très bien, mais il y a un peu de trafic. Le guide ornithologue du Diquis voyage avec nous. Imaginez ce dont Diane et Bernard (le guide) ont parlé pendant 4h00 ? Oui, d’oiseau en plus d’en voir tout le long. Leur enthousiasme fait plaisir à voir.
Le trajet nous a paru très court. Diego est un guide fort intéressant très renseigné. Il a réponse à toutes nos questions. Je vous le conseille si vous venez ici. À notre arrivée au Diquis c’est le dépaysement total. C’est la campagne. La route d’accès est en gravier, mais très potable. C’est très beau, paisible et silencieux à part les chants d’oiseaux qui nous inondent. Nous sommes à 1 km, 1 1/2 km de la mer, aux abords d’un village costaricain tranquille et dans un secteur fréquenté par beaucoup de français et de québécois. On se sent à l’aise quoi. Le Diquis compte 5 villas de 2 appartements. Des 3 1/2 très grands avec toutes les commodités, dont l’indispensable air conditionné. Vous verrez les photos. Renée et Pierre nos hôtes, sont très accueillants et chaleureux. Ils viennent de Sherbrooke tout comme nous. Ils sont au Diquis depuis 2003.
Le Diquis c’est quoi ? C’est un petit complexe touristique au coeur d’un grand terrain sauvage fleuri, planté de toute sorte d’arbres fruitiers exotiques, facile d’accès, d’un calme désarmant, chaleureux, confortable et surtout très tranquille pour les touristes qui recherchent la paix. Ce n’est pas la place pour ceux ou celles qui veulent sortir et faire la fête. Quoique… Dominical est à peu près 20 minutes d’ici. Ce n’est pas la place pour ceux qui veulent n’avoir à faire que cinq pas pour être à la mer. Il faut compter une marche d’au moins un kilomètre pour s’y rendre. C’est avant tout une place de repos dans la jungle tropicale. Le dépaysement est complet. On y offre le petit déjeuner et le dîner. Oui, oui, le souper pour les Québécois. La cuisine de Renée est excellente et vous trouverez aussi de nombreux restos aux alentours. C’est une très belle place pour refaire le plein. On y offre le service de navette pour aller à l’épicerie et la plage. Je vous en parlerai plus tard quand je m’y serai baigné, dans le Pacifique. Pour les autres, il y a la picina qui est très bien d’ailleurs. Entourée de fleurs et d’oiseaux. Imaginez l‘ambiance.
Aujourd’hui…, une vingtaine d’espèces d’oiseaux sont venues nous visiter dont deux grands perroquets verts. WOW… Ce soir nous avons dîné au rancho du Diquis avec des habitués du Costa Rica. C’est une clientèle majoritairement francophone. On y croise aussi quelques Américains. Alors entre Québécois on parle de quoi ? Hé oui de politique. Que rajouter ? Les yeux me brûlent. Je suis mort de fatigue. Je me reprendrai demain mes amis. On se lève tôt. On a une balade en perspective dans la forêt environnante.
VENDREDI, le 11 janvier
Nous sommes encore en mode repos et récupération. Promenade autour du site avec des oiseaulogues. Que d’oiseaux ! Une photo par ici, une photo par là. Une promenade dans de magnifiques sous-bois. Quelle flore ! Quelle faune ! La première journée, nous faisons la sieste en après-midi. C’est bon signe…
Une journée vraiment relaxe. J’ai l’impression que les vacances commencent. Nous sommes aussi allés faire notre épicerie. Un peu moins chère que chez nous. Je dirais 20 % de moins. Évidemment, le rhum est donné (10 $ la bouteille) et pour les fumeurs, ici le paquet de cigarettes coûte à peine 1,50 $. Seule déception, le poisson frais. Renée, la proprio du Diquis va m’organiser ça. Elle a de bons contacts.
Demain commencent nos sorties. Nous aurons une voiture trois jours semaines. Ici, le propriétaire a trois voitures qu’il loue 30 $/jour. Nous planifions donc plusieurs excusions d’un à trois jours. Diane se repose et moi je vais faire de l’équitation et la visite d’une grande chute avec un Québécois. Dimanche nous planifions aller à la pêche au tilapia. Pour la plongée sous-marine et bien, ce sera dans quelques jours. Nous savons qu’au Québec il pleut encore. Ici ce soir, il fait 26oC. Ainsi sont les nuits dans le sud du Costa Rica, chaudes et humides. Heureusement, ici les villas sont équipées d’air conditionné dans les chambres. Peu de mouches et d’insectes piqueurs heureusement. On peut ainsi déjeuner dehors tôt le matin vers 7h00 et souper à la chandelle sur la terrasse extérieure sans inconvénient. Bon, je dois me mettre à mes chaudrons. Au menu un bon spag. Diane a fait son excellente sauce. Les pâtes seront accompagnées d’un bon vin chilien à peu de frais.Ici on paie un bon vin autour de 8 $.
Alors, bonne nuit à toutes et tous et je vous demande un peu de compréhension, car mon PC n’est pas encore en mesure de recevoir ou d’envoyer tous mes messages. Aussi, je vous informe que les ondes de mon cellulaire n’entrent pas ici. Ça fonctionne seulement près des villes et comme nous auront notre voiture la semaine prochaine, alors ceux ou celles qui veulent nous téléphoner, rejoignez-nous par courriel. Merci et bonne nuit.
SAMEDI, le 12 janvier
Je termine cette journée en vous saluant avant d’aller au lit et en vous livrant mes quelques observations de cette journée fort occupée. Je vous disais hier que je partais en excursion à cheval. Quelle excursion ! J’y suis allé avec un autre locataire du Diquis, un autre Pierre équipé d’une voiture et qui fréquente le Costa Rica depuis une quinzaine d’années. Intéressant de se faire des amis connaissant aussi bien le pays. En passant, nous sommes quatre Pierre actuellement au Diquis. Nous devons passer par Dominical pour y accéder. Nous étions une vingtaine de cavaliers. La ballade a été magnifique. Vallées et montagnes se sont succédé jusqu’au point culminant : les chutes Nauyaca qui sont très belles.
Vraiment, une très belle excusion, incontournable si vous venez visiter ce coin de pays. Ça vaut le détour. Pour le prix (45 $US), c’est vraiment une activité à faire. D’abord pour les sentiers. Vous vivez vraiment dans la jungle. On se croirait au bout du monde à trotter sur ces sentiers. Puis les rivières qu’on traverse à gué. Impeccable quoi. Et que dire du dîner tout à fait tico (costaricain) . En résumé, trois heures d’équitation, des chutes magnifiques, le petit déjeuner et le déjeuner compris . J’ai eu la chance de voir des aras et d’autres espèces de beaux oiseaux qui méritaient bien d’être pris en photo. Que demander de mieux pour ce prix ? Voyez plutôt les photos.
Sur notre retour, Pierre m’a montré les belles plages du coin en plus de faire une courte visite touristique à Dominical. Bizarre de village. Principalement fréquenté par des jeunes surfers, il est très coloré et ma foi assez bruyant. Ça me fait penser à Cabarette en République Dominicaine que nous avons visité l’hiver dernier. Une rue qui longe la plage remplie de boutiques pour touristes. À éviter, pour celles et ceux qui désirent la paix. Le Diquis est bien mieux pour cela. Nous en profitons pour déguster le « ceviche ». On en fait au poisson et aux crevettes. On coupe le poisson en petits morceaux, on l’imbibe de jus de citron et de lime, on ajoute de la coriandre puis on laisse macérer le tout dans le ginger ale. C’est une recette tout à fait typique des tropiques.
Soirée très chaude. On parle de pluie pour demain. Souper pizza dans un resto du coin avec Pierre et Bernard, un autre résident du Diquis, ornithologue émérite. Avec lui, nous comptons améliorer la liste des oiseaux du Diquis en y ajoutant mes photos des oiseaux du coin. Au programme demain, petite excursion de pêche si le temps est propice ou premier envoi sur notre blogue. Alors, n’oubliez pas vos commentaires….
Bonne semaine.