DIMANCHE, le 20 janvier

Installé sur la terrasse, par cette belle matinée un peu nuageuse, j’ai la brillante idée de vous offrir en photo la première vue que nous avons le matin en prenant le café dehors. Diane a préparé une étonnante salade de fruits exotiques qui remplace nos fruits frais du matin. Une recette qu’elle gardera pour elle. Un secret que vous devrez venir découvrir à la maison. On est debout à 6h30. Mon rhume régresse au même rythme que mes  kleenex diminuent dans leur boîte. C’est ma journée 4 x 4, alors on a planifié avec Bernard et Diane deux sorties aux oiseaux. D’abord Bernard veut nous faire découvrir les cascades d’Ojachal situées un peu à l’écart du village du côté des montagnes. Sur place, il en coûte 500 colons (1$) pour se stationner. Nous sommes tout fin seuls. La journée est quelque peu nuageuse, pas trop chaude donc. Pour les Costaricains par contre, c’est une journée presque froide. Pas question pour eux de se tremper le gros orteil dans de l’eau aussi froide que celle de ces cascades (22oC).  

En parcourant le petit sentier qui mène aux cascades, on est agréablement surpris de la quantité et de la variété de fleurs qui y poussent, presque à l’état  sauvage. Et que dire des centaines de papillons qui volent d’une fleur à l’autre.  Les cascades et les chutes sont des attraits touristiques indéniables au Costa Rica. L’eau très propre, très limpide et relativement fraîche qui coule, est une invitation incontournable par journée de canicule. C’est Diane cette fois qui est la première dans l’eau. Avec mon rhume, j’hésite, mais je ne peux résister à y mettre mon gros orteil puis me tremper complètement sous les chutes de la première cascade. Quel beau spectacle que de voir tous ces papillons bleus (morpho) virevolter autour de nous dans ce décor tout vert. J’en profite pour déambuler d’une cascade à l’autre et prendre plusieurs clichés  pour ma collection, qui commence d’ailleurs à être abondante. Un arbre couvert de fleurs rouges attire notre attention et on y passe de longues minutes à observer les nombreux colibris qui les butinent. J’assiste donc à deux spectacles : les colibris qui se perchent de temps à autre sur une branche pour être bien vus et nos deux limiers d’oisologues qui cherchent dans leurs livres de références scientifiques afin de trouver le nom exact du colibri observé…et moi, je photographie, photographie et photographie. Je suis celui qui rapporte les pièces à conviction afin de confirmer le verdict final de nos deux limiers. 

En après-midi, nous nous rendons chez Jaime ( prononcer ail i mé), le réputé Crocodile Dundee local, le coureur des bois le plus connu du coin. Il est encore absent. On lui laisse un court message dans un espagnol assez  primaire afin de lui signifier notre intérêt à le prendre comme guide pour visiter les mangroves. On se dirige vers Playa Tortuga, situé à une dizaine de kilomètres de Ojachal. Cette plage a été dévastée il y plusieurs années par un gros ouragan. Aujourd’hui, elle est peu fréquentée, mais elle demeure tout de même un lieu idéal pour l’observation d’oiseaux selon notre ami Bernard. Et il a raison. Une embouchure de rivière, des marais et une forêt abritent des dizaines d’espèces d’oiseaux. Pour Diane, c’est le meilleur de la journée. Encore 3 ou 4 lifers (première fois qu’un oiseau est observé). Un bell après-midi ne peut pas se terminer sans photographier et méditer sur un magnifique coucher de soleil à la Playa Tortuga. 

Bernard est notre invité ce soir pour le souper. Je lui fais découvrir mon fameux spaghetti aux épinards. Ce n’est pas toujours évident de reproduire fidèlement une recette quand on doit composer avec les ingrédients disponibles dans un pays dont on ne connaît pas les produits. Mais, c’est réussi selon le diagnostic de Bernard et si ce diagnostic est aussi juste que ceux qu’il rend sur les oiseaux, ça doit être vrai. Une fin de soirée fort animée, autour de discussions sociales, politiques, philosophiques, familiales, etc…Bon, il est temps d’aller au lit. J’ai encore ce surprenant rhume à soigner. Adieu à cette deuxième semaine qui s’achève…et bonne lecture. On vous salue toutes et tous. Pierre 

P.S. : Petites informations techniques : Toutes ces photos ont été prises avec un appareil Panasonic équipé d’une lentille Leica de Lumix 12X 35-420 max zoom 76X. Celle du faucon a été prise avec le télescope de Diane appuyé à mon appareil photo et celle du Tyran mélancolique en augmentant ma luminosité afin de réduire l’arrière-plan, d’où le résultat type aquarelle. La majorité des oiseaux sont  aptéesavec le maximum de zoom (76x) et de pixels (8 millions) et avec un traitement sur Photoshop.

 

LUNDI, le 21 janvier

C’est un beau soleil qui réveille ce matin vers 7h00. Une journée de repos. Diane est dans la popote. Après sa salade de fruits réussie, celle de carottes toujours excellente et une troisième aux crevettes et au thon, qui a vite disparu d’ailleurs,  elle en fait une quatrième, cette fois-ci au riz et au poulet.   

Journée de repos, en plus de mon rhume, je commence à « pleumer ». Lors de ma sortie en mer pour la plongée, j’avais fait une longue promenade sur la magnifique plage. Renée a raison, le soleil de l’équateur est traître. Diane me dit que je ressemble à un oignon…qui perd ses pelures… Nous venons de recevoir le récit de voyage de Serge Dubord. Paula et lui sont sur la côte ouest des USA. Toujours plein d’humour leur texte.

Midi : 35oC, c’est chaud au soleil ! Je viens de voir sur le Net qu’au Québec c’est son contraire -35oC. Pour les amis, si nous ne sommes pas sur Skype, c’est parce que je ne peux pas encore brancher mon PC, mais ça viendra. Donc journée de repos. On est comme moins pressé pour faire des choses, visiter, etc. C’est à partir de ce moment qu’on commence à se détendre, quand on ne planifie plus les activité à la journée, mais plutôt à la semaine Tiens le prix de l’essence a baissé ici hier. Moins 5 colons soit un sou de moins le litre. Il est  maintenant à 1$ le litre. En parlant de prix, nous constatons vraiment à part les produits importés, presque tout coûte moins cher ici. Quelques exemples : les fruits on n’en parle pas, ils sont donnés. C’est 3 à 4 fois moins cher qu’au Québec. Bananes, on les cueille ici au Diquis. Papaye 1,00 $ le kilo, de même que les ananas. Même que j’en ai vu à 0,50 $ le kilo. Idem pour les légumes. Très abordables comme prix et très frais.  Le lait, 0,75 $ le litre. Le riz, la farine, les épices c’est à moitié prix. Surprenant le prix du bœuf aussi ! Moins cher que chez nous, mais il faut le faire vieillir 3 ou 4 jours au frigo, car ici on ne fait pas vieillir la viande pour l’attendrir comme chez  nous. D’ailleurs, la nourriture principale ici ce sont des légumineuses. Déjeuner, dîner, souper… C’est un peu fade. Faut comprendre. Il n’y a que 30 ans qu’on a de l’électricité dans la plupart des villes et villages ici, sauf les plus grandes évidemment comme San José. La viande ne se conservait pas. On tuait un cochon et bien tout le village fêtait l’évènement et on mangeait tout le cochon. Le bétail servait aussi de troc. Un cochon pour une égoïne. C’est sans doute pour cela que beaucoup d’étrangers sont propriétaires de restaurants. Ce sont eux qui ont amené la cuisine variée dans ce pays, un peu comme au Québec dans les années 70. Notre héritage culinaire était assez limité, merci. Les prix dans ces restos ressemblent à ceux du Québec, sauf pour le coût des vins où c’est plus abordable ici. Au Québec, on nous vole carrément avec les taxes. Les fumeurs québécois seraient heureux au Costa Rica : 1,50 $ le paquet. Pour les amateurs de vin, il y a ici un bistro tenu par un français qui offre une vingtaine de bons vins de son pays qu’il importe lui-même. Les prix vont de 8 $ à 30 $ la bouteille. Pour le reste, les vins chiliens, italiens et brésiliens sont offerts à des prix variant de 6 $ à 15 $ la bouteille dans les épiceries. Il faut bien lire les étiquettes qui affichent les prix sous les bouteilles sur les étagères. C’est rare de trouver la bonne bouteille au-dessus du bon prix affiché. C’est le temps de pratiquer votre espagnol. Pour ce qui est des vêtements, c’est moins cher que chez nous de 20 à 30 %. Les produits touristiques (souvenirs) n’ont pas augmenté d’un sou depuis notre séjour il y a deux ans. Globalement, le coût de la vie est moins cher qu’au Québec, moins de disponibilité dans les produits (surtout dans les petits centres) et si vous louez une cabana (petite maison) comme la nôtre qui est bien équipée, le Costa Rica est une destination encore très abordable. 

Ce soir je me suis lancé. J’ai fait des crêpes, ce qui faisait le délice des enfants à la maison. Et, évidemment, j’ai ma spécialité: fourrées de bacon fromage ou de jambon fromage. Et devinez quoi ? On a apporté du sirop d’érable du Québec. (voir la photo comme preuve). Tout à fait délicieux. On peut faire des invitations. Je ne sais si je vous ai donné cette information, mais ceux qui sont allergiques aux maringouins, VOUS SEREZ RAVIS ICI. Vous pouvez rester sur votre terrasse, y manger, vous y reposer, etc. Vous serez rarement piqué par un moustique. J’en suis même très surpris. 

Plus tard, nous nous sommes installés pour photographier des engoulevents. Oiseaux de nuit, ils sont difficiles d’approche et pour les photographier il faut de la lumière ! Pierre (le proprio) a une lampe portable d’un million de chandelles. Premier essai : concluant. J’ai réussi à les approcher d’assez prêt et Diane a éclairé suffisamment l’oiseau pour le prendre en photo ; résultat réussi. Demain soir, je les photographie de côté pour avoir les caractéristiques propres à l’espèce afin de les identifier avec certitude. Il y  a 7 ou 8 espèces d’engoulevents ici. Bon, au lit, il est déjà 10h00.

 

MARDI, le 22 janvier

On s’est levé très tôt. 6h00. On a l’intention de se rendre près de San Isidro où il y a une dame ornithologue qui aurait installé sur sa propriété une foule de mangeoires pour oiseaux. Sa maison serait située en hauteur et entre 6h00 et 9h00 le matin, on  nous assure qu’il y aurait des dizaines d’espèces d’oiseaux. Alors, Diane et moi décidons d’y aller aujourd’hui, car c’est notre journée 4 x 4.  

On n’a jamais trouvé ! On nous disait que c’était à mi-chemin entre Dominical et San Isidro. On n’a rien vu ! Comme le temps est merveilleusement clair, on décide de se rendre au mont Chirripo. Celui que nous avions presque vu la semaine dernière avec l’autre Pierre. Là, c’est moi qui conduit. La route est vraiment cahoteuse et sinueuse. À 1 000 mètres d’altitude, c’est encore pire. Mais notre 4×4 fait bien le travail. Nous décidons de monter plus haut par cette « trail à vache » et visiter la Reserva Cloud Bridge, sur le flanc sud du mont Chirripo. Nous devons laisser l’auto et faire le reste à pied.  

Le chalet d’accueil est fermé. J’ai croisé en montant le directeur du Parc. Il ne semble pas pressé d’ouvrir le poste d’accueil. Nous rencontrons deux étudiants scientifiques, l’un de la Hollande et l’autre de l’Angleterre. Depuis 20 ans un projet de recherche dans cette réserve privée inventorie toutes les espèces floristiques. C’est un des secteurs du parc qui a subi le plus souvent des coupes forestières avant qu’il ne soit protégé. On placote un petit bout de temps avec le hollandais fort sympathique d’ailleurs. Un « pearcing » à la bouche et trois autres sur la langue.  « Ça frappe dans le dash » comme dit l’expression québécoise quand on est surpris. Mais il est d’une gentillesse pas possible. Ah, es premières impressions ! Alors il nous en dit beaucoup sur le parc, car il y habite en permanence depuis 4 mois.   

Nous grimpons donc, et le mot n’est pas fort, presque un autre 1 000 mètres à pied. Ça prend deux jours pour se rendre au sommet. Nous restons donc là, à contempler la montagne complètement dégagée. Il n’y a que quelques nuages qui commencent à s’y accrocher. Puis, une demi-heure plus tard, ça commence à se boucher. Nous sommes arrivés juste à temps. 

En redescendant,  ce sont les oiseaux qui attirent notre attention. Ils sont plus nombreux qu’à notre arrivée. Alors on ne quittera pas le parc avant 14h00 et nous n’avons pas encore dîné. Ça presse. A San Gerardo, on retourne au sympatique petit resto de la semaine dernière où ils font de la pizza et où la vue sur la vallée est magnifique. Et nous voilà à nouveau sur la route rocailleuse, tortueuse et encombrée. Je roule si lentement que Diane me fait une remarque très laconique « Tu roules moins vite que la limite de la zone scolaire de 25km. On est dans une zone scolaire, tu pourrais rouler plus vite non… » Elle se trouve très comique. Bon, ça ne mérite aucune réplique. Mon ego est trop égratigné… 

Nous revenons au Diquis sans bris ni crevaison, 200 kilomètres plus tard. Diane est épuisée tandis qu’une bonne bière froide m’inspire cette question : « Demain, où allons-nous? » Je n’ai pas vraiment de réponse mais sa décision est prise : « Moi, je ne veux plus rien savoir… ». Donc, ce sera une journée de plage, je crois. 

Je termine doucement cette bière fraîche par un temps magnifique et je consacre quelques minutes à rédiger deux lettres de sympathies aux familles dont les mères ont été assassinées cette semaine. L’une à Tingwick, près d’Asbestos : la directrice de la municipalité et la seconde aux USA. Un couple de la région de Laval.  Alors à +

 

MERCREDI, le 23 janvier

D’abord un gros merci à tous nos visiteurs du blogue. Vous êtes nombreux et ça nous fait plaisir de vous livrer ainsi les impressions de nostre voyage en plus des photos qui vous en disent encore plus.  

Aujourd’hui, nous avons reçu plusieurs messages de nos amis. Les Dubord, quelque part dans le sud des USA. Mado et Laurent en ski dans le nord de l’Amérique.  Mon bureau de Montréal. La blonde de Christian, Julie, qui vit une grossesse difficile. Mon ami Alain de la France. Bref, on pense encore plus à vous quand vous nous envoyez un petit mot.

J’ai les yeux dans la  » graisse de bean « . On s’est levé à 6h00 encore ce matin. Maudit soleil et sacrés oiseaux. J’ai acheté du maudit bon café. Délicieux ! Encore là, si vous voulez le goûter, vous savez où aller après le 7 mars; pas le 5,on arrivera à peine. Il est 11 h du soir et tout ce que j’entends c’est le bruit des vagues. Ça vous écoeure-tu assez ? Si oui, ben venez nous voir ici. Si vous aviez vu le coucher de soleil sur le pacifique ce soir. Je n’ai jamais rien vu de si beau, de si rouge, de si chaud. 

Ce matin …ouf …on avait à relire les chapitres 11 et 12 du livre que nous écrivons actuellement. Sortie prévue pour avril 2008. Très dure à lire sur le plan émotif. C’est la période 2005-2006, donc de la mort d’Isa jusqu’à l’adoption de la loi 25. Trois heures de lecture et de correction afin de rendre le récit fidèle aux évènements et aussi digestible par les lecteurs. On espère le lancement pour le mois d’avril 2008. Vous allez adorer, malgré la lourdeur du sujet. Puis le reste de la journée, rien à faire, piscine … petites marches …oiseaux … manger … ne rien faire de spécial. Sans doute que la séance de lecture du matin nous a enlevé le goût de rien faire. Que s’assoupir. Se reposer. Penser à nous. Demain matin : plongée. Je vous en reparlerai sûrement. J’adore être sous l’eau et être  ZEN. Je suis vidé. Je vais au lit. Mon cœur est ailleurs ce soir. Excusez-moi.  Bonne nuit. 

 

JEUDI, le 24 janvier

Au réveil, nous ne nous demandons jamais quel temps il fera. Il fait toujours beau. Vraiment, c’est un endroit formidable.  Aujourd’hui, journée de plongée. Je suis un peu inquiet pour mes oreilles considérant la fin de mon rhume et la pression en plongée. Comme d’habitude, nous quittons le port vers 8h00 pour Isla del Cano, la  destination de la première plongée. On visitera un nouveau site où il y a une grotte. Nous sommes 6 plongeurs, trois britanniques, deux Allemands et moi. La mer est plutôt calme et le trajet de 45 kilomètres est très agréable. En plongée, la visibilité est réduite à cause des courants. Les oreilles ça va à 10 mètres. À 20, je commence à avoir de la difficulté. Normalement pour atteindre 30 mètres, on prend cinq minutes. J’en ai pris dix. Beaucoup de poissons, requins, raies. Une bien belle plongée. De toute façon, quand je me retrouve sous l’eau, je suis relaxe. 

Dîner sur la plage : très bon comme la dernière fois. Je vous ai pris quelques photos de l’île et des bernard-l’ermite. Fascinante cette bibitte. Je profite du temps  libre entre les deux plongées pour aller explorer la montagne de l’île. Il faut gravir près de 600 m pour y arriver et on aboutit dans une forêt tout à fait tropicale. Pas beaucoup d’oiseaux.

Deuxième plongée : le temps est superbement clair. On espère que la visibilité sera de plus de 10 mètres. C’est le cas. Mes oreilles tiennent le coup. Moins difficile que le matin. Première observation, un requin de 3 à 4 mètres. Ils sont 4 ou 5 dans le  groupe. On trouve la grotte qu’on nous disait être dans le secteur. L’instructeur et moi y entrons avec un éclairage minimal. À mi-parcours on surprend un requin qui était à l’affût dans le fond de la grotte. Il nous est passé à deux pouces de la tête. Ça surprend, je vous le garantis ! Puis on découvre une très grosse étoile de mer bleuâtre. Deux belles plongées malgré une visibilité réduite et un service impeccable de la part de Croco-dive et du proprio Nicolas. 

Revenu au Diquis, on prend ça mollo. Demain, on passe l’après-midi dans les mangroves avec un guide, le fameux Jaime (prononcer ail-i-mé). Il y a beaucoup de choses à voir. Demain matin, plage et planche de surf. Petite journée n’est-ce pas. Au plaisir de vous en dire plus sur notre séjour au Diquis. 

 

VENDREDI, le 25 janvier

Évidemment, debout à 7h00, le soleil est au rendez-vous comme d’habitude et la chaleur qui l’accompagne. Petit déjeuner tranquille sur la terrasse de notre villa. On s’est trouvé un très bon café costaricain. Il a des chances de remporter la palme pour un voyage gratos au Québec dans nos bagages. Projets pour la journée : oiseaux à la plage Tortuga, baignade à la mer à midi et mangroves en après-midi avec les 3 sœurs de Renée qui viennent d’arriver pour un séjour d’une semaine. 

À la plage Tortuga, nous arrivons accompagnés de Bernard alors que la marée est au plus bas.  Les oiseaux sont donc nombreux : plusieurs types de hérons, aigrettes, martins pêcheurs, etc. J’ai la chance de prendre de très bonnes photos pour la collection du Diquis et évidemment celle de Diane. Mais il fait très chaud et après une heure et demie d’observation, on entre au Diquis alors que je me dirige vers la plage. De très belles vagues m’attendent avec ma planche. Les filles de ménage arrivent pour leur entretien quotidien. C’est très bien entretenu ici les villas. Une journée, c’est le nettoyage complet et l’autre, on change les draps et les serviettes, etc. Impeccable quoi. 

Très ado vous me direz, mais quel plaisir de surfer sur ces vagues hautes et qui vont casser sur la plage tout doucement. On peut ainsi faire une très longue distance à surfer sans perdre le contrôle. Après une heure de plaisir fou, je rentre pour le dîner. Quelques emplettes pour la boustifaille et nous voilà repartis avec le groupe pour les mangroves et Jaime.

Un conseil, acheter le bacon local, car le bacon du Canada ou des USA est au prix du filet mignon. En passant devant un dépanneur, une famille de mennonites (quakers) vendait des produits de leur ferme, du pain et des pâtisseries. Nous apprenons qu’il y a ici plusieurs familles qui sont établies dans cette région depuis fort longtemps pour échapper aux persécutions et nous en profitons pour acheter une tarte aux pommes et des biscuits à l’avoine.   

Jaime, on l’imaginait plus vieux, mais c’est un tout jeune homme fort sympathique. Il  a un bon et beau bateau et très confortable. Nous sommes donc sur l’eau pour deux heures et demie. Les mangroves, ce sont des forêts qui poussent littéralement dans l’eau qui vivent au gré des marées. On ne peut y aller qu’à marée haute, car la circulation en bateau à marée basse est très hasardeuse pour les pieds de moteur. Magnifique comme paysage et que des oiseaux. 

La journée se termine avec un merveilleux coucher de soleil. On dit que ceux du Costa Rica sont dans les plus beaux du monde. Je le crois. Voyez mes photos. Bon je vous quitte, j’ai la bouffe à faire : omelette au bacon et fromage avec la célèbre salade aux carottes de Diane. Vous lui demanderez sa recette, ça vaut la peine et votre vue s’en portera sûrement que mieux. Bon appétit…. 

Rebonsoir… très bon souper. L’omelette était délicieuse et la tarte aux pommes écoeurante avec un peu de crème glacée a la vanille du pays. Diane se demande comment ça qu’au Québec, on ne peut pas faire une crème glacée aussi bonne. Bon, il y a bien celle de Coaticook, mais celle du Costa Rica est imbattable. Je voulais finir cette journée en vous livrant des commentaires sur des sujets divers. J’y vais de façon un peu décousue. Excusez-moi.

Nous avons acheté un vin costaricain hier, fait de divers raisins provenant de l’Amérique du Sud. À éviter ! Un vin juste bon pour faire des sauces ou des vinaigrettes. Choisissez plutôt du vin chilien. Je voulais aussi vous parler de notre appartement.  Il est très bien équipé. C’est, comme je vous le disais dans un autre compte-rendu, un grand trois-pièces. Grande cuisine séjour avec grand frigidaire, un four à micro-ondes et une plaque au gaz. Il n’y a pas de four. La chambre à coucher est aussi grande et climatisée. La salle de bain est attenante et très fonctionnelle avec une très grande douche.  Il y a de grandes fenêtres sur tous les murs qui prennent la moitié de l’espace. Alors, c’est très bien aéré et très clair. Malheureusement, pour les « addictes » de la radio et de la télé, vous allez vous ennuyer ici. Il faut se rabattre sur Internet pour avoir des nouvelles. Certainement que votre voiture est équipée d’une radio, mais si vous ne savez pas l’espagnol, la musique sera votre seul loisir auditif en voiture. Ah oui, l’eau du robinet est potable et même très bonne. C’est vrai qu’elle provient le plus souvent de sources en montagne. Et ça prend ça une journée comme aujourd’hui qui frise entre 12h00 et 13h00 les 40oC. Vous en buvez beaucoup, croyez-moi. 

Tout est complet dans la villa pour ceux qui veulent faire la popote. La terrasse extérieure possède toute l’intimité qu’il faut pour y prendre vos repas et ce,  devant un décor tropical. C’est de la classe pour le prix qu’ils font. La clientèle est paisible. Oui, il accueille des  ticos (Costaricains) mais rien à voir avec les Dominicains parlez-en à Paula ou Serge Dubord. Seuls comme en gang, les Costaricains sont très respectueux et réservés par rapport aux voisins. Un endroit de charme pour ceux qui rêvent à la tranquillité et la qualité. Quant à nos hôtes, ils traitent leur clientèle aux petits oignons. Voilà pour mon placotage ce soir. Diane va encore me dire que j’en écris trop. Mais, pour moi, c’est ma façon de vous faire voyager avec nous. Les quelques commentaires positifs me disent de maintenir ce style. Et puis, comme je dis souvent à Diane, après tout, c’est mon journal de bord, non ? 22h00, longue journée. Le sommeil vient tout seul. Grosse journée demain : lecture et playa. 

Pura vida amigos 

 

SAMEDI, LE 26 JANVIER  

J’ai devant moi le calendrier de janvier. Ça me fait tout bizarre, car il fait trop chaud pour écrire sur la terrasse à l’extérieur, le soleil a pris tous les droits d’occupation. Les gens ont même fui la piscine. Février la semaine prochaine. Donc, vous l’avez compris: grosse journée de chaleur, petite journée de labeur… 

Je termine aujourd’hui pour la troisième fois la lecture du manuscrit de mon livre. Il ne manque qu’un chapitre pour le conclure. Nous approchons les 300 pages. À chaque relecture, c’est évident que j’en sors bouleversé. D’une part à cause de l’histoire de nos filles qui y est fidèlement écrites par Jean Couture et aussi par le cheminement que les droits des familles des victimes d’actes criminels ont connu depuis la création de l’AFPAD. C’en est étourdissant quand on décrit nos actions en rafale dans un livre. Pas étonnant que je méritais 2 mois de vacances au Costa Rica… 

Nous avons reçu l’avant-dernier chapitre de notre livre. Diane et moi en avons fait la lecture et  les commentaires comme il se doit. Peut-être que peu de gens le savent, mais ce livre est sous la direction de l’écriture de Jean Couture. Depuis deux ans, nous nous rencontrons régulièrement, chez nous à la maison, avec Jean et quelques fois sa charmante conjointe l’accompagne. Puis à son bureau de Longueuil où nous faisons des séances de « placotage ». Beaucoup d’échanges, de discutions, d’enregistrements, de courriels, de textes  lus et relus et quoi d’autre. Jean a aussi rencontré beaucoup de gens. Des amis des filles, de la famille ou des gens de l’association. Publié chez les Éditions de l’Homme, le livre sera préfacé par Martin Gray. Une belle porte d’entrée pour le distribution en France. J’espère seulement qu’il puisse être traduit pour le Canada anglais avec lequel nous tissons des liens très étroits. 

Donc, nous avons passé la journée là dessus. On pourra dire qu’une partie du cœur de ce livre aura un peu de saveur costaricaine. D’ailleurs, ça fait le plaisir de nos hôtes Pierre et Renée, propriétaires du Diquis, de savoir que notre livre sera finalisé dans leur Rancho. Nous ne sommes pas les premiers et sûrement pas les derniers à profiter de l’atmosphère paisible du Diquis pour écrire. Nous finissons la soirée avec un petit souper dehors sur la terrasse. Brochettes de crevettes avec un bon riz pilaf de mon cru. Un délice surtout accompagné d’un bon vin chilien. Grosse journée émotive…très chaude d’ailleurs. La température n’arrête pas de s’élever ici jour près jour. Alors, adeptes de l’hiver québécois, ce n’est pas votre place ici. Il faut aimer le 35oC. 

Ici s’achève notre récit de notre troisième semaine au Costa Rica. Nous avons une très bonne impression du Diquis et de ses hôtes. Endroit à ne pas conseiller à ceux ou celles pour qui les vacances sont une partouse continue. Oui, il y a bien des activités organisées de disponibles dans les environs, mais c’est avant tout un refuge de paix et de calme. Le lieu idéal pour relaxer et prendre ça « cool ». Le rythme de vie locale nous rattrape un peu plus chaque jour. Être en retard ne soulève plus d’anxiété, c’est la façon de prolonger l’apéro pour ceux qui nous attendent. Vous ne réussisez pas à photographier un oiseau rare ou une scène unique. Ben, elle sera sans doute là demain ou dans une semaine. On rencontre des gens qui sont ici pour deux semaines et impatients de tout voir durant leurs courtes vacances. On n’a pas cette même hâte, ce qui rend notre séjour fort agréable. Bref, un beau pays le Costa Rica. 

À la semena proxima…